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Echanges commerciaux : Le déficit commercial persiste

7 févr. 2020 Aujourdhui le Maroc

En dépit de la conjoncture internationale, l’activité commerciale extérieure du Maroc affiche une résilience.

Les indicateurs des échanges extérieurs au titre de l’année 2019 font ressortir une importante hausse des exportations de biens et de services ainsi que des recettes voyages au moment où les flux des investissements directs étrangers continuent de baisser. La balance commerciale est restée par ailleurs déficitaire enregistrant un creusement de 1,5% par rapport à la même période de l’année précédente. L’office des changes revient sur les principaux résultats de l’exercice 2019. Le détail.

Les importations prennent toujours le dessus

Le manque existant entre les importations et les exportations est estimé à 208,99 milliards de dirhams en 2019. Ce déficit s’est en effet aggravé de près de 3 milliards de dirhams par rapport à ce qui a été enregistré une année auparavant. Un écart qui s’explique par l’évolution différenciée des achats et des ventes du Maroc sur le marché international. En effet, les importations continuent de prendre le dessus sur les exportations. Les achats du Maroc se sont consolidés de 9,53 milliards de dirhams pour passer de 481,44 milliards de dirhams en 2018 à 491,01 milliards de dirhams en 2019.  La valeur des exportations s’est pour sa part évaluée à 282,02 milliards de dirhams, en amélioration de 6,57 milliards de dirhams à fin 2019. Malgré l’accroissement important des importations observé en 2019, le taux de couverture est resté stable. Il s’est établi à 57,4% contre 57,2% une année auparavant.

Une facture énergétique moins salée

Parmi les faits marquants de l’exercice 2019, l’Office des changes relate dans ses indicateurs un net repli de la facture énergétique. La baisse est évaluée à 7,2%. En valeur, la dépréciation est estimée à 5,89 milliards de dirhams, soit une facture de l’ordre de 76,40 milliards de dirhams contre 82,30 milliards de dirhams. L’office des changes explique la baisse de la facture énergétique par le recul des 2,76 milliards de dirhams des approvisionnements en gasoil et fuel-oil. Une évolution qui est due à la baisse conjointe de 3,3% des quantités importées et de 3,5% des prix. Notons que la facture énergétique a perdu 1,5 point dans l’ensemble des importations.

Quatre secteurs marquent le coup à l’export

L’automobile, l’agriculture et agroalimentaire, l’aéronautique et industrie pharmaceutique sont sans conteste les piliers de l’activité export en 2019. Ces quatre secteurs ont vu leurs ventes s’améliorer durant ledit exercice. On note des hausses de 6,6% pour les exportations automobiles, de 4,1% pour celles de l’agriculture et agroalimentaire, de 7,3% pour l’aéronautique et de 1,5% pour l’industrie pharmaceutique. Cependant, les ventes des phosphates et dérivés, du textile et cuir  ainsi que des autres extractions minières et de l’électronique ont connu un repli durant l’année. Les baisses sont estimées respectivement à 3,04 milliards DH, à 879 millions DH, à 333 millions DH et à 281 millions DH.

Des recettes voyages en hausse de 7,7%

88,79 milliards de dirhams est l’excédent de la balance des échanges de services marquant ainsi une progression de 18,4% par rapport au surplus enregistré une année auparavant. Ceci résulte de la hausse de 6,6% des exportations contre un repli de 2,3% des importations. Les recettes voyages ont connu durant l’année une nette performance. Elles ont atteint un total de 78,65 milliards de dirhams à fin décembre, en consolidation de 5,61 milliards de dirhams. En variation, cette hausse ressort à 7,7%.  En revanche, les envois de fonds effectués par les MRE ont affiché une stagnation se stabilisant à 64,86 milliards de dirhams en 2019.

 Contraction continue des IDE

Un bilan pâle pour les investissements directes étrangers au Maroc. Leur flux s’est nettement replié. On note ainsi un recul de 46,8% par rapport à une année auparavant. Ces investissements se sont chiffrés à 18,18 milliards DH alors qu’ils se situaient autour de 34,16 milliards DH l’année passée. Ainsi, les recettes des IDE ont fléchi de 29,3% perdant sur l’année 13,89 milliards DH au moment où les dépenses ont grimpé de plus de 2 milliards DH. En revanche, les investissements directs marocains à l’étranger ont continué sur leur lancée. Leur flux s’est inscrit en hausse de 3,08 milliards DH. Les investissements marocains à l’étranger ont atteint un total de 10,91 milliards DH contre 8,05 milliards DH l’année passée, enregistrant ainsi une amélioration de 35,5% sur l’année.

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