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La liquidité bancaire mise à rude épreuve

25 mars 2020 La Vie Eco

Les banques marocaines ont connu récemment un mouvement assez important de retrait de liquidités. Le GPBM a réagi pour annoncer la continuité du fonctionnement des services bancaires, malgré ce contexte, au niveau de toutes les agences du pays et les guichets automatiques de banques (GAB), ainsi que par le canal digital.

D’ailleurs, des directives ont été, bien avant, données au personnel des agences bancaires pour assurer les services, comme avant, tout en prenant les mesures préventives nécessaires. Des recommandations ont été fournies en vue d’orienter les clients essentiellement vers les canaux digitaux, pour les opérations quotidiennes, cela afin d’éviter le contact. Dans certaines agences bancaires, comme au siège, l’effectif a été réduit ou fonctionne par rotation.

« Certains dossiers pourraient prendre du retard au niveau du traitement, notamment ceux qui concernent les crédits, en raison justement de ces shifts imposés », souligne un directeur d’agence.

De plus, des dispositions ont été prises pour le bon fonctionnement des GAB et leur alimentation régulière en liquidité de jour comme de nuit, afin de permettre aux clients de disposer à tout moment des fonds dont ils auront besoin. Cela nous amène à nous poser la question sur le niveau des liquidités bancaires et leur évolution dans les conditions actuelles.

En fait, beaucoup de cash circule sur le marché.La psychose qui a atteint nombre de Marocains les a poussés à retirer leur argent et même leur épargne auprès des banques. «Même si nous assurons la continuité des services, les clients craignent un confinement général et préfèrent disposer de leurs liquidités, en cash », rapporte un banquier. En janvier dernier, le besoin de liquidité des banques s’est établi à 65,5 Mds de DH contre 64,1 Mds en moyenne hebdomadaire en décembre. Cet abaissement du taux directeur de 2,25% à 2% est un signal positif dans les circonstances actuelles. Cette mesure devrait permettre aux banques de disposer de davantage de liquidités auprès de Bank Al Maghrib, tout en réduisant leur coût de refinancement.

Parallèlement, les banques devraient répercuter cette baisse sur leur taux de financement aussi bien des entreprises que des particuliers. D’ici à l’éradication de cette pandémie, les banques devraient déjà être préparées à offrir des conditions de financement avantageuses à leurs clients, afin de relancer l’économie nationale.

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